Caroline Dechamby, l’ego tautologique

http://www.caroline-dechamby.com/
Album : http://www.caroline-dechamby.com/
Visitez le site de cette artiste hollandaise installée à Crans-Montana pour y découvrir l'ego tautologique de la répétition redondante du pour-moi par moi, avec effet de miroir narcissique autoréfléchissant (en option).
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Caroline Dechamby, c’est Hélène d’Hélène et les garçons chantant « Hélène, je m’appelle Hélène ». C’est la stratégie monomaniaque de la redondance iconologique d’un même corps, le sien, qui se peint en train de peindre les tableaux des autres, puisqu’elle ne saurait inventer autre chose qu’elle même. Mais comme elle ne s’est pas inventée, et puisqu’elle ne saurait rien imaginer qui la dépassât ne fût-ce qu’un tout petit peu, elle ne peut que se décliner inlassablement en train de peindre ce qui a été créé par d’autres, en l’occurrence des toiles de maîtres. Elle copie Fontana, Mondrian, Magritte, Miro et se peint en train de copier. Effet de miroir reflétant un miroir vis-à-vis, effeuillage de l’oignon au centre duquel il n’y a ni coeur ni noyau, la peinture de Caroline Dechamby ouvre sur un grand rien, un vide abyssal d’où l’on ressort en songeant rageusement à ces artistes de lumière et de misère dont le génie devait transfigurer la condition humaine, mais que l’incompréhension du siècle mena à la déchéance et à la mort.

Caroline Dechamby s’est signalée il y a quelques années en apposant ses fesses humectées de peinture sur des plaques de verre. Caroline Dechamby, qui tient galerie à Crans-Montana où elle s’expose, offre ainsi son vase aux passants. Un vase où trempe un triste Narcisse.

 

 

4 Réponses à “Caroline Dechamby, l’ego tautologique”

  1. kouki dit :

    Édifiant vos mots ! Peut être une chose qu’elle a « inventé » : l’artarte ( à l’oignon bien sûr !)

  2. Anonyme dit :

    A sa galerie où elle s’expose, s’appose, s’impose et se dépose, à vous lire…

  3. paul duo dit :

    Bien vu! friture détestable.. parler peinture est une offense à cet art.

  4. Valentini dit :

    Je suis un président à deux balles

    Sous réserve d’adaptation, la vie est fleuve. Pas de longs discours, sans bonne image. Une image incroyable. Sans quoi, nul n’y croit. Une image fantastique. Du genre imagé. Outre grande, démonstrative. Qui dit les lassitudes: Bergère, ô tour Eiffel ou introïbo ad altare dei ou quelque chose d’approchant qui exprime le fait de ne pas avoir été en vain. Finir en chien crevé ou full metal head, comme un mouton, ça serait trop bête!

    (lire la suite sur instants-fugaces.net

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